Intelligence artificielle et bien-être : une application peut-elle vraiment prendre soin de nous ?

Le 23/07/2026 0

Dans Actualités

Une application peut nous rappeler de respirer. Mais peut-elle comprendre pourquoi nous retenons notre souffle ?

Depuis quelques mois, les applications dédiées au bien-être se multiplient. Certaines proposent des exercices de respiration, d'autres des pratiques de gratitude, des méditations guidées ou encore des conseils personnalisés grâce à l'intelligence artificielle.

Le principe est séduisant : quelques minutes par jour suffiraient à améliorer notre humeur, renforcer notre résilience ou diminuer notre sentiment de solitude.

Mais une question mérite d'être posée...

Un outil numérique peut-il réellement prendre soin de notre bien-être ?

Ou plus précisément : jusqu'où peut-il nous accompagner… et à partir de quel moment la présence humaine devient-elle irremplaçable ?

Une récente étude menée auprès de plusieurs centaines d'étudiants apporte des éléments de réponse. Les résultats sont encourageants, mais ils invitent surtout à réfléchir à ce que signifie réellement « accompagner » une personne.

Ce que l'étude a réellement évalué

Les titres relayés sur les réseaux sociaux sont parfois trompeurs. On pourrait croire que les chercheurs ont comparé une intelligence artificielle à un psychologue ou à un thérapeute. Ce n'est pas le cas.

L'étude a évalué une application proposant des micro-interventions de bien-être personnalisées par intelligence artificielle. Pendant six semaines, 486 étudiants ont été répartis de manière aléatoire entre un groupe utilisant l'application et un groupe placé sur liste d'attente.

Les exercices étaient courts : pratiques de psychologie positive, questions de réflexion, encouragements, propositions simples destinées à favoriser le bien-être au quotidien.

À l'issue de l'étude, les utilisateurs ont rapporté davantage d'émotions positives, une meilleure résilience, un sentiment accru de bien-être social et une diminution de la solitude. 

Ces résultats sont intéressants. Mais ils doivent être interprétés avec prudence.

L'étude concerne uniquement une population étudiante, repose en partie sur des questionnaires déclaratifs et n'a pas encore fait l'objet d'une publication évaluée par les pairs. Elle ouvre une piste de recherche prometteuse, sans permettre d'affirmer que l'intelligence artificielle constitue une nouvelle forme de thérapie.

Pourquoi une application peut-elle malgré tout être utile ?

Nous avons parfois tendance à opposer les outils numériques et l'accompagnement humain.nLa réalité est plus nuancée.

Une application possède plusieurs qualités qu'un professionnel ne peut pas toujours offrir. Elle est disponible à toute heure. Elle peut rappeler régulièrement de pratiquer un exercice. Elle s'adapte au rythme de son utilisateur. Elle propose des contenus personnalisés sans délai. Autrement dit, elle facilite l'installation de nouvelles habitudes.

Or, nous savons aujourd'hui que le bien-être repose souvent sur de petites actions répétées plutôt que sur de grands changements ponctuels.

  • Quelques minutes de respiration chaque jour.
  • Un exercice de gratitude.
  • Un temps de réflexion.
  • Une pratique créative régulière.

Sous cet angle, l'intelligence artificielle peut devenir un véritable soutien pour maintenir une pratique dans la durée. Elle agit un peu comme un compagnon de route qui nous rappelle les engagements que nous avons pris envers nous-mêmes.

Ce qu'une intelligence artificielle ne peut pas remplacer

C'est ici que la réflexion devient particulièrement intéressante. 

Une émotion ne se résume pas aux mots que nous prononçons. Elle s'exprime aussi dans une voix qui tremble, un regard qui s'évite, un silence inhabituel, une respiration qui s'accélère ou une main qui hésite avant de tracer un premier trait.

Une intelligence artificielle analyse ce qui lui est donné. Un professionnel perçoit également ce qui n'est pas dit. Cette différence est fondamentale.

Dans une relation d'accompagnement, une grande partie des informations passe par le non-verbal, l'intuition clinique, l'expérience et la qualité de la présence. Deux personnes peuvent prononcer exactement la même phrase. Pourtant, elles ne vivent pas la même réalité intérieure.

Comprendre cette nuance demande bien davantage qu'un algorithme performant. Cela demande une rencontre.

Chez Coaching Art-Thérapie®, nous croyons que la technologie peut être un excellent outil. Mais nous pensons que la créativité, l'écoute et la relation humaine restent irremplaçables lorsqu'il s'agit d'accompagner une personne.

L'intelligence artificielle peut-elle comprendre une émotion ?

Cette question mérite d'être distinguée d'une autre : peut-elle reconnaître une émotion ?

Aujourd'hui, certains systèmes sont capables d'identifier des indices émotionnels dans un texte ou une voix. Ils peuvent détecter un vocabulaire associé à la tristesse, à l'anxiété ou à la colère. Mais reconnaître n'est pas comprendre.

Comprendre une émotion, c'est saisir son histoire, son contexte, sa fonction et sa signification pour une personne donnée. Une même larme peut traduire de la joie, du soulagement, de la colère ou un profond sentiment de perte. Cette complexité échappe encore largement aux outils actuels.

Et c'est probablement ce qui fait toute la richesse des relations humaines.

Quelle place pour l'intelligence artificielle en art-thérapie ?

Cette question nous concerne directement.

En art-thérapie, l'objectif n'est pas seulement de proposer un exercice créatif. Il s'agit d'accompagner une personne dans ce qui émerge pendant le processus de création.

Une intelligence artificielle peut suggérer un thème de dessin. Elle peut générer une consigne d'écriture. Elle peut proposer des variantes d'un exercice. En revanche, elle ne peut pas observer la manière dont une personne hésite devant une feuille blanche, change soudainement de couleur ou abandonne un dessin au moment où une émotion devient trop présente.

Or, ces moments sont souvent les plus riches. Ce n'est pas la consigne qui est thérapeutique. C'est ce qui se passe pendant qu'elle est vécue.

Voilà pourquoi l'intelligence artificielle peut devenir un excellent outil pédagogique ou créatif, sans pour autant remplacer la relation d'accompagnement.

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Une question d'éthique

L'arrivée de l'intelligence artificielle dans le domaine du bien-être soulève également des questions importantes :

  • À qui confions-nous nos émotions ?
  • Que deviennent les données personnelles que nous partageons avec certaines applications ?
  • Sommes-nous toujours informés de leur utilisation ?

Avant de raconter une expérience intime à un outil numérique, il est utile de prendre quelques minutes pour consulter sa politique de confidentialité et comprendre quelles informations sont collectées.

Prendre soin de son bien-être, c'est aussi prendre soin de son intimité.

Une expérience à essayer

Pendant une semaine, utilisez une application de bien-être uniquement comme un déclencheur. Laissez-la vous proposer un exercice de respiration, une question ou une pratique de gratitude.

Puis éloignez votre téléphone.

Prenez une feuille de papier. Dessinez, écrivez ou créez librement pendant quelques minutes à partir de ce que cet exercice a fait naître en vous.

Observez la différence.

L'application vous aura peut-être donné l'impulsion. Mais c'est votre propre créativité qui aura poursuivi le chemin.

Ce que cette étude ne dit pas

Cette recherche ne démontre pas que l'intelligence artificielle peut remplacer un psychologue, un art-thérapeute ou toute autre forme d'accompagnement humain. Elle montre qu'un outil numérique bien conçu peut favoriser certaines habitudes bénéfiques et soutenir le bien-être dans un contexte précis.

Les résultats restent encourageants, mais concernent une population spécifique et devront être confirmés par d'autres études.

Comme souvent en recherche, une étude ouvre une réflexion ; elle ne clôt pas le débat.

Le regard de quelques chercheurs français sur le bien-être par l'intelligence artificielle

L'intelligence artificielle suscite aujourd'hui Image represenent un telephone avec l intelligence artificielle et la sante pour l article une application peut elle vraiment prendre soin de nousde nombreuses recherches en France, notamment sur ses effets dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la relation humaine.

Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) rappelle que les outils d'intelligence artificielle peuvent enrichir les pratiques de soin, mais qu'ils ne doivent jamais faire oublier l'importance de la relation entre le professionnel et la personne accompagnée. L'éthique ne consiste pas seulement à développer des outils performants, mais à préserver la place de l'humain dans les décisions et dans l'accompagnement.

Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik rappelle depuis de nombreuses années que la résilience ne naît pas d'une force intérieure isolée, mais de la qualité des liens que nous tissons avec les autres. Selon lui, nous nous reconstruisons grâce à ce qu'il nomme les « tuteurs de résilience » : ces personnes qui savent accueillir notre parole, reconnaître notre souffrance sans la minimiser et nous offrir un espace suffisamment sécurisant pour reprendre confiance.

Les outils numériques peuvent, dans certaines situations, soutenir cette démarche. Ils peuvent encourager une pratique régulière, proposer des exercices adaptés ou aider à prendre conscience de ses émotions. Mais ils ne remplacent ni l'attachement, ni la confiance, ni la sécurité affective qui se construisent dans une véritable relation.

Une intelligence artificielle peut reformuler nos propos avec beaucoup de justesse. Elle peut même donner l'impression de comprendre ce que nous vivons. Pourtant, elle ne partage ni notre vulnérabilité, ni notre histoire, ni notre humanité. Elle ne ressent pas l'émotion qui traverse un silence, un regard ou une hésitation.

C'est précisément cette rencontre entre deux êtres humains qui, selon Boris Cyrulnik, favorise les processus de résilience. La qualité de la présence, l'écoute authentique et la capacité à ajuster son accompagnement à une personne unique demeurent des dimensions profondément humaines, qu'aucun algorithme ne peut reproduire.

L'éclairage de Stanislas Dehaene

Le neuroscientifique Stanislas Dehaene, spécialiste des mécanismes de l'apprentissage, rappelle que les systèmes d'intelligence artificielle sont capables d'apprendre à partir de quantités considérables de données et de reconnaître des régularités que l'œil humain ne pourrait parfois pas détecter. Cette puissance de calcul leur permet de produire des réponses souvent pertinentes, voire étonnantes.

Mais cet apprentissage est d'une nature très différente de celui du cerveau humain. Nous apprenons en expérimentant le monde, en interagissant avec les autres, en mobilisant nos émotions, notre corps, notre mémoire et notre histoire personnelle. Nos connaissances sont profondément liées à ce que nous avons vécu.

Une intelligence artificielle, en revanche, ne possède ni conscience, ni intention, ni expérience subjective. Elle ne ressent ni la joie, ni la peur, ni le doute. Elle ne sait pas ce qu'est attendre un enfant, perdre un proche, être rassuré par une présence ou retrouver confiance après une épreuve.

Elle traite des informations, identifie des probabilités et génère une réponse à partir de modèles appris. Elle ne vit pas l'expérience humaine.

Cette distinction est essentielle lorsque l'on parle de bien-être ou d'accompagnement. Une réponse peut être pertinente sur le plan du contenu sans pour autant être portée par une compréhension vécue de ce que traverse la personne.

C'est précisément cette expérience humaine, faite d'émotions, de relations et de sens, qui demeure au cœur des pratiques d'accompagnement comme l'art-thérapie.

 

Les approches de Boris Cyrulnik et de Stanislas Dehaene convergent vers une même idée : les outils numériques peuvent devenir de précieux auxiliaires, mais ils prennent tout leur sens lorsqu'ils viennent compléter, et non remplacer, l'intelligence relationnelle.

Le regard de l'art-thérapeute

Les outils évoluent. Les pratiques aussi.

Il serait dommage de rejeter l'intelligence artificielle par principe, tout comme il serait imprudent de lui attribuer des capacités qu'elle ne possède pas.

Chaque innovation nous invite à nous poser une question essentielle : qu'est-ce qui, dans l'accompagnement, relève de la technique… et qu'est-ce qui relève profondément de la relation humaine ?

En art-thérapie, les consignes comptent. Les médiations artistiques aussi. Mais ce qui transforme souvent une personne, c'est de se sentir véritablement accueillie, écoutée et comprise. Cette qualité de présence ne s'automatise pas. Elle se construit dans la rencontre.

Les nouvelles applications donnent parfois l'impression d'être bienveillantes, attentives ou même empathiques. Elles utilisent un langage de plus en plus naturel, reformulent nos propos et semblent comprendre ce que nous vivons. Cette évolution est fascinante… mais elle mérite aussi notre vigilance.

Derrière cette conversation fluide, il n'y a ni conscience, ni émotions, ni intention. Il n'y a pas une personne qui nous écoute, mais un système informatique qui analyse des données et génère une réponse à partir de modèles statistiques.

Cela ne retire rien à l'intérêt de ces outils. Ils peuvent nous aider à instaurer de bonnes habitudes, nous suggérer des exercices ou nous accompagner dans certaines démarches de bien-être. Mais il est important de ne pas confondre l'impression d'être compris avec l'expérience d'une véritable relation humaine.

En art-thérapie, comme dans toute relation d'accompagnement, la qualité de la présence, le regard porté sur l'autre, la capacité à accueillir l'imprévu et à percevoir ce qui ne se dit pas restent profondément humains.

Créer une image, écrire un texte ou modeler une forme ne consiste pas seulement à produire un résultat. C'est laisser une trace d'une expérience vécue. Or, une expérience ne se calcule pas : elle se ressent. C'est toute la différence entre une intelligence qui traite des données et un être humain qui donne du sens à ce qu'il vit.

Et c'est probablement là que réside encore l'une des plus belles forces de l'accompagnement.

Notre approche chez Coaching Art-Thérapie®

Les outils numériques, y compris l'intelligence artificielle, peuvent aujourd'hui proposer des exercices de respiration, des pratiques de gratitude ou des idées d'activités créatives. Ils constituent des ressources intéressantes pour soutenir une démarche de bien-être.

Chez Coaching Art-Thérapie®, notre démarche est différente.

Nos programmes n'ont pas été générés par une intelligence artificielle. Ils sont le fruit de plus de longues années de pratique de l'art-thérapie, de l'accompagnement et de la formation. Chaque exercice, chaque progression pédagogique et chaque proposition créative ont été conçus à partir de situations rencontrées sur le terrain, puis enrichis au fil des années grâce aux retours des personnes accompagnées.

Nous utilisons les connaissances issues de la psychologie, des neurosciences et de la recherche pour faire évoluer nos pratiques. Mais ce qui guide la construction de nos programmes reste avant tout l'expérience humaine, l'observation clinique et la conviction que chaque personne avance à son propre rythme.

L'intelligence artificielle peut suggérer une activité.

L'expérience d'un professionnel permet de construire un parcours cohérent, de comprendre ce qui se joue derrière une difficulté et d'adapter un accompagnement à la singularité de chacun.

À lire aussi...

Sources : 

 

 

FAQ - Questions fréquentes (ce qu'il faut retenir...)

1. Une intelligence artificielle peut-elle améliorer le bien-être ?

Oui, certaines études suggèrent que des applications utilisant l'intelligence artificielle peuvent favoriser les émotions positives, renforcer la résilience ou réduire le sentiment de solitude. Elles constituent un soutien intéressant pour encourager des habitudes favorables au bien-être, mais elles ne remplacent pas un accompagnement thérapeutique.

2. Une application de bien-être peut-elle remplacer un psychologue ou un art-thérapeute ?

Non. Une application peut proposer des exercices, rappeler de prendre un moment pour soi ou encourager une pratique régulière. En revanche, elle ne peut ni établir une relation de confiance, ni adapter son accompagnement à la complexité d'une histoire personnelle, ni percevoir ce qui s'exprime au-delà des mots.

3. Pourquoi les applications semblent-elles parfois si « humaines » ?

Les intelligences artificielles sont conçues pour communiquer de manière naturelle. Elles reformulent nos propos, posent des questions et utilisent un langage empathique. Cette impression de dialogue peut être très convaincante, mais il est important de se rappeler qu'il ne s'agit pas d'une personne : l'IA ne ressent pas d'émotions et ne possède pas de conscience.

4. Une intelligence artificielle comprend-elle réellement nos émotions ?

Elle peut reconnaître certains indices émotionnels dans nos paroles ou nos écrits et adapter ses réponses en conséquence. En revanche, elle ne comprend pas les émotions comme un être humain les vit. Elle analyse des informations ; elle ne fait pas l'expérience de la joie, de la peur, du doute ou du chagrin.

5. Quels sont les principaux avantages des applications de bien-être ?

Leur principal atout est leur accessibilité. Elles sont disponibles à tout moment, proposent des exercices personnalisés et encouragent la régularité. Elles peuvent constituer un excellent complément pour intégrer de petites habitudes favorables au bien-être dans le quotidien.

6. Quels sont les risques à connaître avant d'utiliser une application d'intelligence artificielle ?

Le principal risque est de lui attribuer des qualités humaines qu'elle ne possède pas. Il est également essentiel de rester vigilant concernant la confidentialité des données personnelles, notamment lorsque l'on partage des informations sensibles sur sa santé ou sa vie émotionnelle.

7. Quelle place l'intelligence artificielle peut-elle avoir en art-thérapie ?

Elle peut servir de source d'inspiration en proposant des thèmes de création, des consignes d'écriture ou des idées d'exercices. En revanche, elle ne peut pas accompagner le processus créatif, accueillir les émotions qui émergent ou donner du sens à l'expérience vécue par la personne.

8. Pourquoi la relation humaine reste-t-elle essentielle dans l'accompagnement ?

Parce qu'une relation ne repose pas uniquement sur des conseils. Elle implique une présence, une écoute, une capacité à percevoir le non-verbal, à accueillir les silences, à ajuster son attitude en fonction de la personne et de son histoire. Ces dimensions restent aujourd'hui propres aux relations humaines.

9. Peut-on utiliser une intelligence artificielle sans perdre son esprit critique ?

Oui, à condition de la considérer comme un outil et non comme une autorité. Les réponses proposées par une IA doivent être mises en perspective, croisées avec d'autres sources fiables et adaptées à sa situation personnelle. Dans le domaine du bien-être comme ailleurs, l'esprit critique reste indispensable.

10. Que faut-il retenir de cette étude ?

Cette recherche montre qu'une application d'intelligence artificielle peut soutenir certaines pratiques favorables au bien-être, notamment grâce à des micro-interventions personnalisées. En revanche, elle ne démontre pas que l'intelligence artificielle peut remplacer un professionnel de l'accompagnement. La technologie peut être un précieux soutien, mais la qualité de la relation humaine demeure au cœur de toute démarche thérapeutique.

art et bien-être

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