Pourquoi scrollons-nous quand l’avenir nous inquiète ?

0

Dans Actualités

Il est 22 h 47. Vous aviez pris votre téléphone pour regarder la météo du lendemain. Trois quarts d’heure plus tard, vous savez plier un drap-housse, reconnaître les signes de fatigue chez un poulpe et préparer des pâtes avec trois ingrédients. En revanche, vous n’avez toujours pas regardé la météo.

La scène prête à sourire parce qu’elle est familière. Elle peut aussi laisser un drôle d’arrière-goût : « Pourquoi ai-je continué alors que je n’en avais même plus vraiment envie ? »

Nous répondons souvent par un verdict moral : manque de volonté, mauvaise habitude, dépendance aux écrans. Ces explications ne sont pas toujours fausses, mais elles restent incomplètes. Une étude française récente propose une question plus intéressante : et si certaines vidéos courtes nous servaient aussi à ne pas penser, pendant quelques secondes, à un avenir qui nous inquiète ?

Autrement dit, le scroll ne remplit pas toujours le vide. Il peut surtout repousser de quelques secondes la pensée qui nous attend.

Scroller sans en avoir vraiment envieFemme pensive regardant des videos courtes sur son smartphone assise devant un carnet et des crayons pour illustrer le lien entre scroll et anxiete face a l avenir

Les vidéos courtes sont construites autour d’une promesse minuscule : encore quelques secondes, et quelque chose de nouveau va arriver. Une recette, une confidence, une dispute, un animal attendrissant, une astuce, un visage, une musique. Chaque séquence est très brève ; le flux, lui, ne se termine jamais.

Ce format convient particulièrement bien aux moments où nous avons peu d’énergie disponible. Il ne demande ni choix compliqué, ni engagement durable, ni continuité. Il suffit d’un geste du pouce. La vidéo suivante nous évite même d’avoir à décider ce que nous voulons vraiment regarder.

Cela ne signifie pas que toute personne qui regarde des Reels ou TikTok fuit un problème. Nous pouvons y chercher de l’humour, des idées, un sentiment d’appartenance ou simplement un divertissement agréable. La question devient pertinente lorsque le geste se répète sans plaisir clair, surtout à l’instant où une inquiétude, une tâche ou un silence se présente.

Ce que montre l’étude française sur les vidéos courtes et l’anxiété

Marie Cazenave et Céline Bonnaire ont étudié 121 adultes francophones ayant regardé des vidéos courtes au cours des douze mois précédents. Leur âge moyen était de 34,7 ans. Les participantes et participants ont répondu à plusieurs questionnaires portant notamment sur l’usage intensif des vidéos courtes, l’anxiété générale, l’anxiété liée au futur et différentes formes d’évitement.

Les chercheuses ont observé que la consommation intensive de vidéos courtes était associée à davantage d’anxiété générale et d’anxiété face à l’avenir. Elle était également liée à certaines stratégies d’évitement cognitif : se distraire pour ne pas penser, supprimer une pensée ou éviter mentalement ce qui paraît menaçant.

Lorsque les variables ont été examinées ensemble, l’anxiété liée au futur est restée le seul prédicteur significatif de la consommation intensive. Ce résultat ne prouve pas que l’inquiétude pousse mécaniquement à scroller. Il suggère néanmoins que le rapport à l’avenir mérite d’être regardé de près lorsque les vidéos deviennent difficiles à quitter.

L’étude apporte aussi une nuance utile : aucune association significative n’a été trouvée avec l’évitement expérientiel au sens large. Les résultats ne permettent donc pas de résumer tous les usages intensifs à une fuite globale des émotions. Ils dessinent une piste plus précise, centrée sur l’évitement cognitif et l’incertitude future.

Une association n’est pas une cause

Cette recherche est exploratoire et transversale : elle photographie plusieurs variables au même moment. Elle ne peut pas déterminer ce qui vient en premier. Une personne inquiète peut chercher davantage de vidéos pour s’apaiser. Un usage compulsif peut aussi rogner le sommeil, disperser l’attention ou nourrir certaines inquiétudes. Les deux dynamiques peuvent enfin s’entretenir mutuellement.

L’échantillon est relativement petit et a été recruté en ligne. Les réponses reposent sur des questionnaires déclaratifs. Il serait donc excessif d’en tirer une règle universelle ou de poser un diagnostic à partir d’un temps d’écran.

Les matins miracles d’art-thérapie

Chaque matin (ou quand vous voulez) pour un momentCollage artistique avec un grand soleil, avec les textes 'Les Matins Miracles d’Art-Thérapie' 'En autonomie' 'Travail sur soi' et 'Quand l’art-thérapie aide à comprendre' de calme de créativité et de bien-être en vidéo. Ce programme en autonomie est conçu pour vous accompagner dans votre démarche de développement personnel et d’épanouissement.

  • 365 exercices quotidiens
  • Accès 36 mois
  • Méditations
  • Lectures
  • Art-thérapie

ou

Si vous préférez une approche ciblée, vous pouvez choisir un parcours de 21 jours consacré à la thématique qui vous correspond le mieux parmi notre sélection.

Découvrez les matins miracles d'art-thérapie : un programme d'art-thérapie quotidien en autonomie

Ce que confirme une revue systématique récente

Une revue systématique publiée en septembre 2026 dans BMJ Public Health aide à replacer cette étude dans un ensemble plus large. Les auteurs ont examiné 17 études consacrées aux vidéos courtes, à la cognition et à la santé mentale chez les jeunes adultes de 18 à 29 ans.

Les résultats disponibles associent les usages les plus lourds à une attention plus fragmentée, à certains marqueurs d’un contrôle exécutif moins efficace et à davantage de difficultés de régulation émotionnelle. Les usages problématiques ou compulsifs sont également associés à des symptômes anxieux et dépressifs. Mais les études sont hétérogènes, souvent transversales et fréquemment fondées sur des autoévaluations.

La revue souligne surtout une possible bidirectionnalité : certaines vulnérabilités préexistantes peuvent favoriser l’usage répétitif, tandis que certains usages peuvent à leur tour accentuer des difficultés. C’est une conclusion moins spectaculaire que « TikTok détruit le cerveau », mais elle est beaucoup plus utile. Elle déplace la question du seul nombre de minutes vers la fonction du comportement.

Pourquoi l’avenir incertain se prête si bien au scroll

Penser à l’avenir exige un effort particulier. L’avenir n’est pas encore là : notre esprit doit le construire avec des informations incomplètes. Lorsque l’incertitude augmente, il peut multiplier les scénarios, chercher des garanties impossibles ou revenir sans cesse à la même question.

La vidéo courte offre alors une forme de fermeture provisoire. Pendant quelques secondes, notre attention possède un objet clair. Une scène commence, produit une émotion et se termine. Avant que l’inquiétude ne reprenne sa place, une nouvelle scène arrive.

C’est ici que se loge le paradoxe. La distraction n’est pas mauvaise en soi. Elle peut même être une stratégie légitime lorsque l’émotion est trop forte ou lorsqu’aucune action immédiate n’est possible. Regarder quelques vidéos amusantes après une journée éprouvante peut réellement faire du bien.

Le problème apparaît lorsque la pause ne comporte plus de sortie. Le soulagement est bref, mais il suffit à renforcer le geste : je me sens inquiet, je scrolle, l’inquiétude recule, puis elle revient. Ce que nous cherchons n’est plus tellement le contenu suivant que le maintien de cette petite distance avec nous-mêmes.

Tous les scrolls ne se ressemblent pas

Le temps passé ne raconte qu’une partie de l’histoire. Pour comprendre un usage, cinq questions sont souvent plus éclairantes :

  • Qu’est-ce qui s’est passé juste avant que j’ouvre l’application ?
  • Ai-je choisi un contenu ou ai-je simplement suivi le flux proposé ?
  • Est-ce que je ressens encore du plaisir, de la curiosité ou du lien pendant que je regarde ?
  • Puis-je m’arrêter à peu près au moment où je le décide ?
  • Dans quel état suis-je après : reposé, inspiré, agité, vide, honteux ou encore plus inquiet ?

Ces questions ne servent pas à fabriquer une nouvelle occasion de culpabiliser. Elles permettent de distinguer un loisir choisi d’un automatisme qui commence à décider à notre place.

De l’attention capturée à l’attention engagée

Le lien avec l’art-thérapie ne consiste pas à opposer un mauvais écran à un bon crayon. Une vidéo peut nourrir, informer ou émouvoir. Une activité créative peut également être utilisée pour s’étourdir. Ce qui change, c’est souvent la qualité de l’engagement.

Dans un flux de vidéos, l’attention est continuellement relancée de l’extérieur. Dans une création, même très simple, la personne doit effectuer des choix : prendre une couleur, appuyer ou effleurer, remplir une zone, laisser un vide, continuer ou s’arrêter. Elle ne reçoit plus seulement une succession de formes ; elle en produit une.

Cette différence est importante parce que la création laisse une trace. Une inquiétude floue peut devenir une ligne, une masse, une distance entre deux éléments. La production ne donne pas forcément une solution, mais elle transforme une sensation sans contours en quelque chose que l’on peut regarder, déplacer et parfois raconter.

Les travaux sur la régulation émotionnelle par la création restent hétérogènes. Une synthèse narrative a montré que les activités artistiques pouvaient soutenir une amélioration ponctuelle de l’humeur, notamment par la distraction, tandis que d’autres démarches invitent davantage à approcher, symboliser ou comprendre une émotion. Une étude récente sur l’échelle SERAMS rappelle aussi que l’expression de soi et la régulation émotionnelle sont deux dimensions centrales de l’expérience de création, sans démontrer à elle seule un effet thérapeutique.

L’idée utile n’est donc pas : « remplacez votre téléphone par un dessin et tout ira bien ». Elle est plus subtile : lorsque nous sentons que nous utilisons un flux pour ne pas rencontrer une pensée, une activité créative peut offrir une autre manière de tenir cette rencontre, à une intensité supportable.

Exercice d'art-thérapie

L’écran et l’horizon

  • Durée : 15 à 20 minutes.
  • Matériel : une feuille, un crayon et quelques couleurs. Cet exercice ne remplace pas un accompagnement thérapeutique. Si l’inquiétude devient trop intense, arrêtez-vous, revenez à vos appuis corporels et cherchez le soutien adapté.

Posez le téléphone hors de portée, écran retourné. Sur la moitié gauche de la feuille, dessinez un rectangle qui représente le flux dans lequel votre attention entre. Remplissez-le de signes très rapides, sans chercher à faire joli.

Sur la moitié droite, tracez une ligne d’horizon. Elle peut être nette, brouillée, proche, lointaine ou interrompue. Ajoutez des formes pour représenter ce que l’avenir contient aujourd’hui pour vous : inconnues, attentes, obligations, possibilités.

Entre le rectangle et l’horizon, dessinez un passage. Il peut s’agir d’un chemin, d’une porte, d’un fil, d’une couleur ou d’une simple marque. Demandez-vous : de quoi ai-je besoin pour passer de l’évitement à un contact supportable ?

Regardez la production et terminez cette phrase : « Quand je scrolle à ce moment-là, j’essaie peut-être de… » Vous avez le droit de ne pas savoir.

Choisissez enfin une action minuscule et réaliste : noter la pensée qui revient, envoyer un message, préparer une étape pour demain ou décider consciemment de vous distraire pendant dix minutes.

Il ne s’agit pas de supprimer toute échappée

Nous avons tous besoin de nous distraire. Une bonne régulation émotionnelle ne consiste pas à affronter chaque émotion immédiatement, les yeux dans les yeux, comme dans un duel. Elle consiste à disposer de plusieurs possibilités : se distraire, mettre en mots, créer, demander de l’aide, agir, différer ou simplement se reposer.

Le signal d’alerte n’est donc pas l’existence du scroll, mais son monopole. Si chaque inconfort conduit au même geste, notre répertoire se rétrécit. Et plus il se rétrécit, plus l’avenir peut sembler difficile à approcher autrement.

Lorsque l’anxiété devient envahissante, perturbe durablement le sommeil, le travail, les relations ou s’accompagne d’idées noires, un professionnel de santé mentale peut aider. L’enjeu n’est pas de reprendre le contrôle à coups de volonté, mais de comprendre ce que le comportement tente de réguler et de construire d’autres appuis.

Ce que notre pouce essaie peut-être de nous dire

Nous parlons beaucoup de l’économie de l’attention, et nous avons raison : les plateformes sont conçues pour prolonger l’engagement. Mais notre attention n’est pas seulement capturée de l’extérieur. Elle peut aussi se tourner vers le flux parce qu’une partie de nous cherche un refuge rapide.

Cette nuance change la manière de se regarder. Au lieu de demander uniquement « Comment m’empêcher de scroller ? », nous pouvons ajouter : « Qu’est-ce que je ne me sens pas encore prêt à rencontrer lorsque je scrolle ? »

Une feuille ne prédit pas l’avenir. Elle ne fait pas disparaître l’incertitude. Mais elle peut lui donner une bordure, une couleur et une place. Parfois, c’est déjà beaucoup : l’avenir cesse d’être un brouillard qui occupe tout l’espace. Il devient un horizon avec lequel nous pouvons recommencer à composer.

Si cette réflexion vous parle et que vous souhaitez approfondir des façons créatives de traverser le stress, le programme de gestion du stress par l’art-thérapie peut constituer un prolongement, à votre rythme.

À lire aussi...

Sources : 

 

 

FAQ - Questions fréquentes (ce qu'il faut retenir...)

Pourquoi les vidéos courtes sont-elles difficiles à arrêter ?

Leur brièveté, leur renouvellement permanent et leur personnalisation réduisent l’effort nécessaire pour continuer. Chaque vidéo promet une nouveauté immédiate. La difficulté à s’arrêter dépend toutefois aussi du contexte, de l’état émotionnel, des habitudes et de la manière dont la plateforme est utilisée.

Les vidéos courtes provoquent-elles de l’anxiété ?

Les recherches récentes montrent surtout des associations, pas une causalité simple. Une personne anxieuse peut utiliser davantage les vidéos pour se distraire ; certains usages intensifs peuvent aussi perturber le sommeil ou entretenir une attention fragmentée. Ces mécanismes peuvent se renforcer mutuellement.

Scroller est-il toujours une forme d’évitement ?

Non. Nous pouvons regarder des vidéos pour rire, apprendre, échanger ou nous détendre. L’hypothèse de l’évitement devient pertinente lorsque le geste apparaît systématiquement face à une inquiétude, se poursuit sans réel plaisir et laisse ensuite davantage de malaise ou de fatigue.

Comment savoir si mon usage devient problématique ?

Le temps d’écran ne suffit pas. Regardez plutôt la perte de contrôle, les effets sur le sommeil et les activités importantes, l’état émotionnel après usage et la capacité à choisir d’autres stratégies. Une souffrance importante ou un retentissement durable justifie d’en parler à un professionnel.

En quoi l’art-thérapie peut-elle aider face à l’anxiété ?

Dans un cadre professionnel, l’art-thérapie peut offrir un support pour exprimer, symboliser et observer une expérience difficile sans dépendre uniquement des mots. Elle ne supprime pas automatiquement l’anxiété et ne remplace pas un suivi médical ou psychologique lorsqu’il est nécessaire.

À propos de la fondatrice

Marie-Laure KÖNIG - Formatrice enregistrée par le ministère du travail, de l'emploi et de la réinsertion sous le numéro : 32 60 03928 60. Art-thérapeute certifiée par une formation professionnelle au métier d'Art-thérapeute et d'une formation spécialisée dans les psychopathologies de l'enfant par le centre de formation professionnel spécialisé IFORT. 8 ans de pratique en art-thérapie en individuel, collectif, pour des centre UNAPIE, collèges, auprès de personnes souffrants de la maladie l'Alzeimer. Formée à l'art-thérapie et le continuum des expression créative par IFCAT - Canada, en développement personnel et psychologie positive par Alain Wolf, Lionel BELLENGER Consultant, conférencier de l’École Polytechnique , Emilie CAILLON, Jamal Lazaar, Philippe GABILLIET, Bernard Petre, chercheur, consultant et conférencier, David Delalu, psychologue clinicien et psychothérapeute. Formatrice durant 16 ans chez Clipper Group. Accréditation de l'IPHM (International Practitioners of Holistic Medicine - comités d'accréditation indépendants reconnus et reconnus au niveau international) pour le métier d'art-thérapeute et en psychologie positive. Coach en nutrition chez JuicePlus durant 2 ans. Directrice d'une société de service à la personne durant 7 ans. Membre agréée et assurée pour son activité paramédicale par l'union des médecines naturelles qui vise à promouvoir un cadre éthique à l’ensemble de ses actions et activités avec ses valeurs comme axe prioritaire. Son objectif est de construire une relation de confiance dans la durée. Adhérente à la LIGUE PROFESSIONNELLE D'ART-THÉRAPIE Créée en 2012 à l’initiative de Fabienne et Jean-Pierre Royol, la Ligue Professionnelle d’Art-Thérapie regroupe des art-thérapeutes certifiés et des professionnels engagés dans la promotion de l'art-thérapie soucieux de la protéger contre toute tentative de récupération sectaire, politique ou mystico-religieuse. L’objet de l’association est de favoriser le tissage de liens constructifs entre les art-thérapeutes sérieusement formés et toutes personnes solidaires du développement d'une art-thérapie professionnelle et rigoureuse. La ligue oeuvre pour favoriser une reconnaissance professionnelle utile tant dans le champ institutionnel que libéral et dégager petit à petit des axes cohérents, réunir, promouvoir, rechercher, s’engager afin de cerner les interventions de l’art-thérapie en respectant le Code de déontologie et ouvrir l’art-thérapie au domaine du soin pour ne plus la confondre avec des méthodes de bien-être.

Attestation de fin de formation professionnelle d'art-thérapeute délivrée à Marie-Laure Fiquet-König par l'organisme IFORTPSY, gage d'expertise SEO.

Attestation IFORTPSY de thérapeute en psychopathologies de l'enfant et de l'adolescent décernée à Marie-Laure Fiquet-König, gage de crédibilité pour l'école C.A.T®.

Carte d'adhérente de la Ligue Professionnelle d'Art-Thérapie au nom de Marie-Laure König, un gage de déontologie et de sérieux pour l'école C.A.T®.

Carte d'adhérente de la Ligue Professionnelle d'Art-Thérapie au nom de Marie-Laure König, un gage de déontologie et de sérieux pour l'école C.A.T®.

Marie-Laure König est membre certifiée de la Ligue Professionnelle d'Art-Thérapie, garantissant le respect d'un code de déontologie strict au sein de l'école C.A.T®.

Certificat de complétion du Continuum des Thérapies Expressives CTE délivré à Marie-Laure par l'IFCAT Montréal, gage de sérieux de la méthode C.A.T®.Certificat de complétion du Continuum des Thérapies Expressives CTE délivré à Marie-Laure par l'IFCAT Montréal, gage de sérieux de la méthode C.A.T®.

les bienfaits de l'art art-thérapie art et bien-être stress et cerveau scroll

Ajouter un commentaire

Anti-spam