Voici un exercice à la croisée du dessin spontané, du geste intuitif et du travail neurographique, une approche à la fois artistique, apaisante et profondément symbolique.
Ce type de création mobilise à la fois le corps, le cerveau et les émotions, et permet une harmonisation douce du système nerveux.
Apaiser le mental, fluidifier les émotions et stimuler la créativité intuitive à travers le dessin neurographique.
Matériel
- Feuille blanche (format A4 ou A3)
- Feutre noir ou stylo fin
- Feutres, crayons de couleur ou aquarelles
- (Facultatif) musique douce ou méditative
- Votre petit carnet
1. Le dessin neurographique : une rencontre entre art, science et conscience
Le dessin neurographique est une méthode de développement personnel mise au point par Pavel Piskarev, psychologue russe, dans les années 2010.
Elle repose sur le principe que le geste graphique influence le système nerveux : en traçant, arrondissant, reliant, on reprogramme symboliquement ses schémas mentaux.
L’idée est simple :
“Ce que je transforme sur le papier, je le transforme en moi.”
Chaque ligne devient un dialogue entre le mental et l’émotionnel, une traduction graphique du flux intérieur.
C’est un exercice d’harmonisation cérébrale et d’intégration psychique.
2. La ligne d’arabesque : le souffle du mouvement intérieur
Tracer une ligne fluide et continue de gauche à droite, pleine de courbes et d’arabesques, c’est amorcer un mouvement d’énergie.
Cette ligne représente le flux de la vie, le parcours intérieur, avec ses détours, ses élans, ses hésitations.
Ce geste libre, sans attente esthétique, mobilise la main intuitive, liée à l’hémisphère droit du cerveau (créatif, émotionnel, global).
Il met en route la détente neurologique : la main trace, l’esprit s’apaise.
C’est aussi une métaphore du temps : la ligne part du passé (à gauche), traverse le présent et va vers l’avenir (à droite).
En la dessinant, on reconnecte le fil de sa vie.
3. Les deux cercles : ancrage et polarité
Les cercles introduisent une structure dans la liberté du tracé.
Ils représentent des points d’équilibre, des espaces de stabilité.
Symboliquement :
- Le cercle est totalité, unité, harmonie.
- Deux cercles côte à côte peuvent évoquer la dualité (moi et l’autre, conscient et inconscient, yin et yang, passé et futur).
En intégrant ces formes rondes dans le tracé, on introduit la conscience dans le flux : un équilibre entre mouvement et centrage.
4. Le processus neurographique : transformer les tensions
Dans le dessin neurographique, les angles aigus ou croisements de lignes symbolisent des zones de tension psychique.
En arrondissant ces angles, on traduit symboliquement la volonté de transformer la rigidité en fluidité, le conflit en harmonie.
Ce geste a une fonction presque “neuronale” : il apaise le système nerveux, réduit la tension mentale et favorise la cohérence émotionnelle.
Chaque angle adouci devient une respiration intérieure, une micro-détente.
5. La couleur : l’émotion et l’intégration
Appliquer la couleur vient sceller le processus.
Les zones colorées relient les parties du dessin, créent des ponts, des passages.
La couleur agit sur le plan émotionnel : elle apaise, stimule, unifie.
C’est une manière d’intégrer visuellement les transformations vécues dans le geste.
Le dessin devient une cartographie de l’harmonie retrouvée.
6. Vertus thérapeutiques
- Apaisement du mental par la régularité du geste.
- Harmonisation émotionnelle et neuronale.
- Travail symbolique de transformation intérieure.
- Développement de la conscience de soi et du lâcher-prise.
- Renforcement de la confiance : le beau émerge sans effort.
- Ancrage et réconciliation des polarités internes.
Ajouter un commentaire