Lâcher prise : arrêter de porter ce qui ne nous appartient pas

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Lâcher-prise : pourquoi portons-nous le fardeau des autres ?

Nous sommes nombreux à avancer dans la vie avec un sac à dos bien rempli. À l'intérieur, il y a nos responsabilités, nos projets, nos émotions, nos choix. Jusque-là, tout va bien.

Mais si nous regardons de plus près, nous découvrons souvent autre chose : les inquiétudes des autres, leurs attentes, leurs problèmes, leurs déceptions, parfois même leur colère ou leur tristesse.

Et c'est là que les choses se compliquent.

Quand l'empathie devient un fardeauPhotographie representant une main qui lache des papillons pour illustrer l article de blog de coaching art therapie lacher prise sur ce qui ne nous appartient pas

Être à l'écoute des autres est une qualité précieuse. Comprendre, soutenir, accompagner, aider... sont des valeurs essentielles dans les relations humaines.

Cependant, il existe une frontière subtile entre accompagner quelqu'un et porter son fardeau à sa place.

Combien de fois avons-nous essayé de résoudre un problème qui ne dépendait pas de nous ?  Combien de fois avons-nous passé des heures à nous inquiéter pour une situation sur laquelle nous n'avions aucun contrôle ? Combien de fois avons-nous ressenti de la culpabilité face aux difficultés d'un proche ?

À force de vouloir soulager les autres, nous finissons parfois par nous épuiser nous-mêmes.

Ce qui nous appartient... et ce qui ne nous appartient pas

Une réflexion simple peut nous aider : Mes pensées m'appartiennent. Mes choix m'appartiennent. Mes comportements m'appartiennent. Mes émotions m'appartiennent.

En revanche :

Les pensées des autres leur appartiennent. Leurs décisions leur appartiennent. Leur façon de réagir leur appartient. Leur parcours leur appartient.

Nous pouvons écouter, soutenir, conseiller lorsque cela est demandé, mais nous ne pouvons pas vivre la vie des autres à leur place. Vouloir tout contrôler ou tout réparer est une mission impossible.

Et souvent, cela prive l'autre de sa propre capacité à grandir et à trouver ses solutions.

(Vous pouvez également consulter l'article : Détachement, dépendance affective...Comment lâcher prise ?)

Le piège du sauveur

En psychologie, certains auteurs évoquent le rôle du « sauveur », cette tendance à vouloir intervenir pour régler les difficultés d'autrui.

L'intention est généralement généreuse. Mais elle peut conduire à plusieurs impasses : une fatigue émotionnelle importante ; un sentiment d'échec lorsque l'autre ne change pas ; des relations déséquilibrées ; une perte de temps et d'énergie.

Accompagner n'est pas sauver. Accompagner, c'est marcher aux côtés de quelqu'un, pas le porter sur ses épaules.

Lâcher prise n'est pas abandonner

Certaines personnes associent le lâcher-prise à une forme de renoncement. C'est une erreur fréquente.

Lâcher prise ne signifie pas devenir indifférent. Cela signifie reconnaître les limites de notre pouvoir d'action. Nous pouvons faire notre part.

Mais uniquement notre part. Lâcher prise, c'est accepter que certaines situations ne dépendent pas de nous. C'est choisir de consacrer notre énergie à ce que nous pouvons réellement influencer.

12 mois de parenthèse créative

Ce programme a vu le jour en novembre 2025 avec l'ambition d'accompagner ses participants pendant une année complète. Initialement conçu pour une durée limitée, il a suscité un tel enthousiasme et reçu des retours si positifs que nous avons choisi de le rendre accessible durablement, tout au long de l'année. (Si vous vous êtes abonné à cette période, ne le reprenez pas)

Ce que tu découvres chaque mois

  • Une semaine de vidéos sur un thème précis (stress, émotions, confiance, etc.) issu des matins miracles d'art-thérapie.Coaching art therapie bien etre creativite detente lacher prise
  • Une vidéo pédagogique avec des exercices d’art-thérapie guidés.
  • Une méditation artistique en podcast.
  • Un livret à télécharger sur le thème du mois avec la retranscription écrite des exercices et leurs bienfaits thérapeutiques.
  • Des bonus (en fonction des mois) : replays, méditations, vidéos complémentaires, test psychologiques, méditations…

Je souhaite en savoir plus...

 

Un exercice d'art-thérapie simple : Déposer ce qui ne m'appartient pas

Objectif

Prendre conscience de ce qui relève de notre responsabilité et de ce qui ne nous appartient pas, afin de diminuer la charge mentale et émotionnelle inutile.

Matériel

  • Une feuille blanche format A4 ou A3
  • Feutres, crayons de couleur, pastels ou peinture
  • Ciseaux (facultatif)
  • Magazines à découper (facultatif)

Consigne

Tracez une ligne au milieu de votre feuille afin de créer deux espaces distincts.

Dans la partie gauche, représentez par des mots, des couleurs, des symboles, des dessins ou des collages tout ce qui dépend de vous : vos choix ; vos actions ; vos réactions ; vos projets ; les ressources dont vous disposez.

Dans la partie droite, représentez ce qui ne dépend pas de vous :  les décisions des autres ; leurs émotions ; leurs attentes ; les événements passés ; les situations que vous ne pouvez pas contrôler.

Prenez le temps d'observer votre création.

  • Quelle partie de la feuille est la plus remplie ?
  • Quelles couleurs avez-vous utilisées ?
  • Quels symboles apparaissent spontanément ?

Transformation artistique

Choisissez maintenant une couleur, une forme ou un geste artistique qui symbolise le fait de déposer ce qui ne vous appartient pas.

Vous pouvez par exemple : entourer les éléments de droite d'une couleur apaisante ; dessiner un panier, une boîte ou un nuage dans lequel vous déposez ces préoccupations ; transformer ces éléments en feuilles emportées par le vent ; découper la partie droite de la feuille et la placer dans une enveloppe intitulée « Je choisis de ne plus porter cela ».

Laissez émerger librement les images qui vous viennent.

Temps d'intégration

Observez votre production finale et prenez quelques instants pour compléter les phrases suivantes :

  • Aujourd'hui, je réalise que...
  • J'ai tendance à porter...
  • Je peux agir sur...
  • Je choisis de laisser à leur place...
  • Je me sens...

Débriefing

Cet exercice permet de visualiser concrètement la frontière entre responsabilité et sur-responsabilité. Il nous rappelle que soutenir les autres ne signifie pas porter leurs difficultés à leur place.

En déposant symboliquement ce qui ne nous appartient pas, nous libérons de l'espace psychique pour nous consacrer à ce qui dépend réellement de nous : nos choix, nos actions et notre propre chemin de vie.

Faire confiance à la vie

Nous ne sommes pas responsables du bonheur de tout le monde. Nous ne pouvons pas empêcher chaque erreur, chaque déception ou chaque difficulté.

Chacun possède ses ressources, ses apprentissages et son chemin. Parfois, le plus beau cadeau que nous puissions offrir est simplement notre présence, notre écoute et notre confiance.

Puis accepter de laisser l'autre avancer avec ses propres forces. Parce qu'au fond, lâcher prise, c'est peut-être cela : arrêter de porter ce qui ne nous appartient pas pour retrouver l'énergie de prendre soin de ce qui nous appartient vraiment.

Un éclairage théorique : le cercle d'influence de Stephen Covey

Dans son ouvrage Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu'ils entreprennent, Stephen Covey propose une réflexion particulièrement intéressante sur notre façon de gérer les difficultés de la vie.

Selon lui, nous consacrons souvent beaucoup d'énergie à des éléments qui échappent à notre contrôle : le comportement des autres ; les décisions prises par notre entourage ; l'actualité ; le passé ; les imprévus.

Il appelle cet ensemble le cercle des préoccupations.

À l'intérieur de ce cercle se trouve un espace plus restreint : le cercle d'influence. Celui-ci regroupe tout ce sur quoi nous pouvons agir directement : nos pensées ; nos attitudes ; nos comportements ; nos choix ; nos actions quotidiennes.

Lorsque nous concentrons notre attention sur ce qui dépend réellement de nous, notre sentiment d'efficacité augmente et notre énergie est utilisée de manière plus constructive.

À l'inverse, lorsque nous passons beaucoup de temps à nous inquiéter pour ce qui échappe à notre contrôle, nous risquons de ressentir davantage de frustration, d'impuissance et de stress.

L'exercice proposé s'inspire directement de cette idée. En distinguant visuellement ce qui relève de notre responsabilité et ce qui ne nous appartient pas, nous apprenons à déplacer notre attention vers notre cercle d'influence.

L'objectif n'est pas de devenir indifférent aux autres ou aux événements, mais de reconnaître avec lucidité où se situe notre véritable pouvoir d'action.

Cette prise de conscience constitue souvent une première étape vers un plus grand apaisement intérieur et une meilleure gestion de notre énergie émotionnelle.

Exercice d'art-thérapie sur le cercle d'influence

Tracez deux cercles concentriques : un petit cercle central intitulé « Mon cercle d'influence » et un grand cercle autour intitulé « Mes préoccupations ». Remplissez ensuite les deux espaces avec des mots, couleurs, symboles ou collages. Cette représentation est très parlante car elle reprend directement le modèle de Covey tout en favorisant l'expression créative.

La méthode c.a.t® : un processus doux de libération émotionnelleInfographie d'art-thérapie sur chevalet : 'Méthode exclusive C.A.T® - Un processus doux de libération émotionnelle'

Pour réussir à lâcher prise et cesser de porter les fardeaux qui ne nous appartiennent pas, la volonté intellectuelle ne suffit pas toujours. C'est là que la méthode exclusive C.A.T® (Coaching Art-Thérapie) intervient comme un processus d'accompagnement unique, alliant la profondeur de la thérapie créative à l'efficacité du coaching.

Notre approche de la libération émotionnelle repose sur trois étapes clés :

  • Le dépôt thérapeutique par la création : Mettre des mots sur une charge mentale ou sur la culpabilité est parfois difficile. L'expression artistique (dessin, peinture, modelage) offre un canal direct pour extérioriser ce trop-plein émotionnel sans avoir besoin de le conceptualiser immédiatement.
  • La mise à distance du fardeau : En visualisant l'émotion ou le blocage à l'extérieur de soi (sur la feuille ou dans la matière), le client opère un détachement salutaire. Il prend conscience de ce qui lui appartient réellement et de ce qu'il a endossé pour les autres (attentes de l'entourage, blessures du passé).
  • La transformation et le plan d'action : Contrairement à l'art-thérapie traditionnelle, la méthode C.A.T® intègre des outils de thérapie brève et de coaching. Une fois le calme émotionnel retrouvé, nous accompagnons la personne pour transformer cette prise de conscience en actions concrètes et poser des limites saines au quotidien.

Le saviez-vous ? La méthode C.A.T® ne force jamais le barrage du mental. C'est un processus profondément respectueux du rythme de chacun, qui utilise le détour créatif pour contourner les résistances de l'ego et libérer l'esprit en douceur.

Pour connaitre tous les programmes que nous proposons, rendez-vous sur la page d'accueil de notre site

 

FAQ – Lâcher prise : l’essentiel à retenir

Que signifie « arrêter de porter ce qui ne nous appartient pas » ?

C’est reconnaître que nous ne pouvons pas résoudre toutes les difficultés de notre entourage. Nous pouvons aider sans devenir responsables de chaque décision ou de chaque résultat. Lâcher prise consiste à consacrer notre énergie à ce sur quoi nous pouvons réellement agir. 

Lâcher prise signifie-t-il abandonner les autres ?

Non. Vous pouvez rester présent, écouter et proposer une aide concrète tout en respectant vos propres limites. Soutenir un proche ne demande pas de vous rendre disponible en permanence ni de vous oublier. Prendre soin de vous et être attentif aux autres ne sont pas incompatibles. 

Quelle est la différence entre accompagner et vouloir « sauver » quelqu’un ?

Accompagner, c’est soutenir une personne sans décider systématiquement à sa place. Vouloir la « sauver », au sens évoqué dans l’article, consiste à prendre en charge ses difficultés comme si leur résolution dépendait entièrement de nous, au risque de nous épuiser. 

Comment distinguer ce qui dépend de moi de ce qui ne dépend pas de moi ?

Demandez-vous : « Quelle action est réellement à ma portée ? » Vous pouvez agir sur vos paroles, vos comportements et l’aide que vous proposez, sans garantir les décisions ou les réactions d’autrui. Cette distinction ne signifie pas ignorer les conséquences de vos actes, mais reconnaître les limites de votre pouvoir d’action. 

Comment poser des limites sans devenir indifférent ?

Identifiez ce que vous pouvez offrir sans vous mettre en difficulté, puis exprimez-le clairement et avec respect. Par exemple : « Je peux t’écouter ce soir, mais je ne peux pas prendre cette décision à ta place. » Une limite peut préserver la relation tout en protégeant votre disponibilité et votre bien-être. 

Qu’est-ce que le cercle d’influence et comment peut-il aider à lâcher prise ?

Dans l’approche de Stephen Covey, le cercle des préoccupations rassemble ce qui nous inquiète, tandis que le cercle d’influence concerne ce sur quoi nous pouvons agir. Cette distinction invite à orienter nos efforts vers une action possible plutôt qu’à chercher à maîtriser toute la situation. Influencer ne signifie pas tout contrôler. 

Quel exercice créatif permet d’explorer ce que l’on porte pour les autres ?

Divisez une feuille en deux. D’un côté, représentez vos possibilités d’action ; de l’autre, ce qui échappe à votre contrôle. Utilisez des mots, des couleurs ou des collages. Imaginez ensuite un geste symbolique pour déposer certaines préoccupations, comme les placer dans une enveloppe. Terminez en identifiant une action concrète à votre portée. 

Comment l’art-thérapie peut-elle accompagner le lâcher-prise ?

La création peut servir à exprimer un vécu difficile à mettre en mots et à explorer ses ressentis. Avec un professionnel formé, elle devient un support pour mieux se comprendre et identifier ses ressources. L’objectif n’est pas de réussir une belle œuvre. Un exercice créatif réalisé seul ne constitue toutefois pas, à lui seul, un accompagnement thérapeutique. 

Quand est-il préférable de demander du soutien ?

Lorsque les inquiétudes, la culpabilité ou l’épuisement persistent et perturbent votre quotidien, ne restez pas seul. Parler à une personne de confiance, à un médecin ou à un psychologue peut vous aider à trouver un accompagnement adapté. Vous pouvez soutenir vos proches tout en reconnaissant votre propre besoin d’aide.

À propos de la fondatrice

Marie-Laure KÖNIG - Formatrice enregistrée par le ministère du travail, de l'emploi et de la réinsertion sous le numéro : 32 60 03928 60. Art-thérapeute certifiée par une formation professionnelle au métier d'Art-thérapeute et d'une formation spécialisée dans les psychopathologies de l'enfant par le centre de formation professionnel spécialisé IFORT. 8 ans de pratique en art-thérapie en individuel, collectif, pour des centre UNAPIE, collèges, auprès de personnes souffrants de la maladie l'Alzeimer. Formée à l'art-thérapie et le continuum des expression créative par IFCAT - Canada, en développement personnel et psychologie positive par Alain Wolf, Lionel BELLENGER Consultant, conférencier de l’École Polytechnique , Emilie CAILLON, Jamal Lazaar, Philippe GABILLIET, Bernard Petre, chercheur, consultant et conférencier, David Delalu, psychologue clinicien et psychothérapeute. Formatrice durant 16 ans chez Clipper Group. Accréditation de l'IPHM (International Practitioners of Holistic Medicine - comités d'accréditation indépendants reconnus et reconnus au niveau international) pour le métier d'art-thérapeute et en psychologie positive. Coach en nutrition chez JuicePlus durant 2 ans. Directrice d'une société de service à la personne durant 7 ans. Membre agréée et assurée pour son activité paramédicale par l'union des médecines naturelles qui vise à promouvoir un cadre éthique à l’ensemble de ses actions et activités avec ses valeurs comme axe prioritaire. Son objectif est de construire une relation de confiance dans la durée. Adhérente à la LIGUE PROFESSIONNELLE D'ART-THÉRAPIE Créée en 2012 à l’initiative de Fabienne et Jean-Pierre Royol, la Ligue Professionnelle d’Art-Thérapie regroupe des art-thérapeutes certifiés et des professionnels engagés dans la promotion de l'art-thérapie soucieux de la protéger contre toute tentative de récupération sectaire, politique ou mystico-religieuse. L’objet de l’association est de favoriser le tissage de liens constructifs entre les art-thérapeutes sérieusement formés et toutes personnes solidaires du développement d'une art-thérapie professionnelle et rigoureuse. La ligue oeuvre pour favoriser une reconnaissance professionnelle utile tant dans le champ institutionnel que libéral et dégager petit à petit des axes cohérents, réunir, promouvoir, rechercher, s’engager afin de cerner les interventions de l’art-thérapie en respectant le Code de déontologie et ouvrir l’art-thérapie au domaine du soin pour ne plus la confondre avec des méthodes de bien-être.

Attestation de fin de formation professionnelle d'art-thérapeute délivrée à Marie-Laure Fiquet-König par l'organisme IFORTPSY, gage d'expertise SEO.

Attestation IFORTPSY de thérapeute en psychopathologies de l'enfant et de l'adolescent décernée à Marie-Laure Fiquet-König, gage de crédibilité pour l'école C.A.T®.

Carte d'adhérente de la Ligue Professionnelle d'Art-Thérapie au nom de Marie-Laure König, un gage de déontologie et de sérieux pour l'école C.A.T®.

Carte d'adhérente de la Ligue Professionnelle d'Art-Thérapie au nom de Marie-Laure König, un gage de déontologie et de sérieux pour l'école C.A.T®.

Marie-Laure König est membre certifiée de la Ligue Professionnelle d'Art-Thérapie, garantissant le respect d'un code de déontologie strict au sein de l'école C.A.T®.

Certificat de complétion du Continuum des Thérapies Expressives CTE délivré à Marie-Laure par l'IFCAT Montréal, gage de sérieux de la méthode C.A.T®.Certificat de complétion du Continuum des Thérapies Expressives CTE délivré à Marie-Laure par l'IFCAT Montréal, gage de sérieux de la méthode C.A.T®.

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