Lâcher prise : arrêter de porter ce qui ne nous appartient pas

Le 16/06/2026 0

Dans Actualités

Lâcher-prise : pourquoi portons-nous le fardeau des autres ?

Nous sommes nombreux à avancer dans la vie avec un sac à dos bien rempli. À l'intérieur, il y a nos responsabilités, nos projets, nos émotions, nos choix. Jusque-là, tout va bien.

Mais si nous regardons de plus près, nous découvrons souvent autre chose : les inquiétudes des autres, leurs attentes, leurs problèmes, leurs déceptions, parfois même leur colère ou leur tristesse.

Et c'est là que les choses se compliquent.

Quand l'empathie devient un fardeau

Être à l'écoute des autres est une qualité précieuse. Comprendre, soutenir, accompagner, aider... sont des valeurs essentielles dans les relations humaines.

Cependant, il existe une frontière subtile entre accompagner quelqu'un et porter son fardeau à sa place.

Combien de fois avons-nous essayé de résoudre un problème qui ne dépendait pas de nous ?  Combien de fois avons-nous passé des heures à nous inquiéter pour une situation sur laquelle nous n'avions aucun contrôle ? Combien de fois avons-nous ressenti de la culpabilité face aux difficultés d'un proche ?

À force de vouloir soulager les autres, nous finissons parfois par nous épuiser nous-mêmes.

Ce qui nous appartient... et ce qui ne nous appartient pas

Une réflexion simple peut nous aider : Mes pensées m'appartiennent. Mes choix m'appartiennent. Mes comportements m'appartiennent. Mes émotions m'appartiennent.

En revanche :

Les pensées des autres leur appartiennent. Leurs décisions leur appartiennent. Leur façon de réagir leur appartient. Leur parcours leur appartient.

Nous pouvons écouter, soutenir, conseiller lorsque cela est demandé, mais nous ne pouvons pas vivre la vie des autres à leur place. Vouloir tout contrôler ou tout réparer est une mission impossible.

Et souvent, cela prive l'autre de sa propre capacité à grandir et à trouver ses solutions.

(Vous pouvez également consulter l'article : Détachement, dépendance affective...Comment lâcher prise ?)

Le piège du sauveur

En psychologie, certains auteurs évoquent le rôle du « sauveur », cette tendance à vouloir intervenir pour régler les difficultés d'autrui.

L'intention est généralement généreuse. Mais elle peut conduire à plusieurs impasses : une fatigue émotionnelle importante ; un sentiment d'échec lorsque l'autre ne change pas ; des relations déséquilibrées ; une perte de temps et d'énergie.

Accompagner n'est pas sauver. Accompagner, c'est marcher aux côtés de quelqu'un, pas le porter sur ses épaules.

Lâcher prise n'est pas abandonner

Certaines personnes associent le lâcher-prise à une forme de renoncement. C'est une erreur fréquente.

Lâcher prise ne signifie pas devenir indifférent. Cela signifie reconnaître les limites de notre pouvoir d'action. Nous pouvons faire notre part.

Mais uniquement notre part. Lâcher prise, c'est accepter que certaines situations ne dépendent pas de nous. C'est choisir de consacrer notre énergie à ce que nous pouvons réellement influencer.

12 mois de parenthèse créative

Ce programme a vu le jour en novembre 2025 avec l'ambition d'accompagner ses participants pendant une année complète. Initialement conçu pour une durée limitée, il a suscité un tel enthousiasme et reçu des retours si positifs que nous avons choisi de le rendre accessible durablement, tout au long de l'année. (Si vous vous êtes abonné à cette période, ne le reprenez pas)

Ce que tu découvres chaque mois

  • Une semaine de vidéos sur un thème précis (stress, émotions, confiance, etc.) issu des matins miracles d'art-thérapie.Coaching art therapie bien etre creativite detente lacher prise
  • Une vidéo pédagogique avec des exercices d’art-thérapie guidés.
  • Une méditation artistique en podcast.
  • Un livret à télécharger sur le thème du mois avec la retranscription écrite des exercices et leurs bienfaits thérapeutiques.
  • Des bonus (en fonction des mois) : replays, méditations, vidéos complémentaires, test psychologiques, méditations…

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Un exercice d'art-thérapie simple : Déposer ce qui ne m'appartient pas

Objectif

Prendre conscience de ce qui relève de notre responsabilité et de ce qui ne nous appartient pas, afin de diminuer la charge mentale et émotionnelle inutile.

Matériel

  • Une feuille blanche format A4 ou A3
  • Feutres, crayons de couleur, pastels ou peinture
  • Ciseaux (facultatif)
  • Magazines à découper (facultatif)

Consigne

Tracez une ligne au milieu de votre feuille afin de créer deux espaces distincts.

Dans la partie gauche, représentez par des mots, des couleurs, des symboles, des dessins ou des collages tout ce qui dépend de vous : vos choix ; vos actions ; vos réactions ; vos projets ; les ressources dont vous disposez.

Dans la partie droite, représentez ce qui ne dépend pas de vous :  les décisions des autres ; leurs émotions ; leurs attentes ; les événements passés ; les situations que vous ne pouvez pas contrôler.

Prenez le temps d'observer votre création.

  • Quelle partie de la feuille est la plus remplie ?
  • Quelles couleurs avez-vous utilisées ?
  • Quels symboles apparaissent spontanément ?

Transformation artistique

Choisissez maintenant une couleur, une forme ou un geste artistique qui symbolise le fait de déposer ce qui ne vous appartient pas.

Vous pouvez par exemple : entourer les éléments de droite d'une couleur apaisante ; dessiner un panier, une boîte ou un nuage dans lequel vous déposez ces préoccupations ; transformer ces éléments en feuilles emportées par le vent ; découper la partie droite de la feuille et la placer dans une enveloppe intitulée « Je choisis de ne plus porter cela ».

Laissez émerger librement les images qui vous viennent.

Temps d'intégration

Observez votre production finale et prenez quelques instants pour compléter les phrases suivantes :

  • Aujourd'hui, je réalise que...
  • J'ai tendance à porter...
  • Je peux agir sur...
  • Je choisis de laisser à leur place...
  • Je me sens...

Débriefing

Cet exercice permet de visualiser concrètement la frontière entre responsabilité et sur-responsabilité. Il nous rappelle que soutenir les autres ne signifie pas porter leurs difficultés à leur place.

En déposant symboliquement ce qui ne nous appartient pas, nous libérons de l'espace psychique pour nous consacrer à ce qui dépend réellement de nous : nos choix, nos actions et notre propre chemin de vie.

Faire confiance à la vie

Nous ne sommes pas responsables du bonheur de tout le monde. Nous ne pouvons pas empêcher chaque erreur, chaque déception ou chaque difficulté.

Chacun possède ses ressources, ses apprentissages et son chemin. Parfois, le plus beau cadeau que nous puissions offrir est simplement notre présence, notre écoute et notre confiance.

Puis accepter de laisser l'autre avancer avec ses propres forces. Parce qu'au fond, lâcher prise, c'est peut-être cela : arrêter de porter ce qui ne nous appartient pas pour retrouver l'énergie de prendre soin de ce qui nous appartient vraiment.

Un éclairage théorique : le cercle d'influence de Stephen Covey

Dans son ouvrage Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu'ils entreprennent, Stephen Covey propose une réflexion particulièrement intéressante sur notre façon de gérer les difficultés de la vie.

Selon lui, nous consacrons souvent beaucoup d'énergie à des éléments qui échappent à notre contrôle : le comportement des autres ; les décisions prises par notre entourage ; l'actualité ; le passé ; les imprévus.

Il appelle cet ensemble le cercle des préoccupations.

À l'intérieur de ce cercle se trouve un espace plus restreint : le cercle d'influence. Celui-ci regroupe tout ce sur quoi nous pouvons agir directement : nos pensées ; nos attitudes ; nos comportements ; nos choix ; nos actions quotidiennes.

Lorsque nous concentrons notre attention sur ce qui dépend réellement de nous, notre sentiment d'efficacité augmente et notre énergie est utilisée de manière plus constructive.

À l'inverse, lorsque nous passons beaucoup de temps à nous inquiéter pour ce qui échappe à notre contrôle, nous risquons de ressentir davantage de frustration, d'impuissance et de stress.

L'exercice proposé s'inspire directement de cette idée. En distinguant visuellement ce qui relève de notre responsabilité et ce qui ne nous appartient pas, nous apprenons à déplacer notre attention vers notre cercle d'influence.

L'objectif n'est pas de devenir indifférent aux autres ou aux événements, mais de reconnaître avec lucidité où se situe notre véritable pouvoir d'action.

Cette prise de conscience constitue souvent une première étape vers un plus grand apaisement intérieur et une meilleure gestion de notre énergie émotionnelle.

Exercice d'art-thérapie sur le cercle d'influence

Tracez deux cercles concentriques : un petit cercle central intitulé « Mon cercle d'influence » et un grand cercle autour intitulé « Mes préoccupations ». Remplissez ensuite les deux espaces avec des mots, couleurs, symboles ou collages. Cette représentation est très parlante car elle reprend directement le modèle de Covey tout en favorisant l'expression créative.

La méthode c.a.t® : un processus doux de libération émotionnelleInfographie d'art-thérapie sur chevalet : 'Méthode exclusive C.A.T® - Un processus doux de libération émotionnelle'

Pour réussir à lâcher prise et cesser de porter les fardeaux qui ne nous appartiennent pas, la volonté intellectuelle ne suffit pas toujours. C'est là que la méthode exclusive C.A.T® (Coaching Art-Thérapie) intervient comme un processus d'accompagnement unique, alliant la profondeur de la thérapie créative à l'efficacité du coaching.

Notre approche de la libération émotionnelle repose sur trois étapes clés :

  • Le dépôt thérapeutique par la création : Mettre des mots sur une charge mentale ou sur la culpabilité est parfois difficile. L'expression artistique (dessin, peinture, modelage) offre un canal direct pour extérioriser ce trop-plein émotionnel sans avoir besoin de le conceptualiser immédiatement.
  • La mise à distance du fardeau : En visualisant l'émotion ou le blocage à l'extérieur de soi (sur la feuille ou dans la matière), le client opère un détachement salutaire. Il prend conscience de ce qui lui appartient réellement et de ce qu'il a endossé pour les autres (attentes de l'entourage, blessures du passé).
  • La transformation et le plan d'action : Contrairement à l'art-thérapie traditionnelle, la méthode C.A.T® intègre des outils de thérapie brève et de coaching. Une fois le calme émotionnel retrouvé, nous accompagnons la personne pour transformer cette prise de conscience en actions concrètes et poser des limites saines au quotidien.

Le saviez-vous ? La méthode C.A.T® ne force jamais le barrage du mental. C'est un processus profondément respectueux du rythme de chacun, qui utilise le détour créatif pour contourner les résistances de l'ego et libérer l'esprit en douceur.

Pour connaitre tous les programmes que nous proposons, rendez-vous sur la page d'accueil de notre site

 

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